Ne pas ajouter à la confusion, et construire l’alternance à Rouen !

k18a0078Il y a quelques mois, j’ai annoncé ma candidature à l’élection législative sur la première circonscription (Rouen, Mont-Saint-Aignan, Déville-lès-Rouen). Au contact des habitants, et avec l’aide de mon équipe, j’ai établi un projet sérieux dont les ambitions principales sont la lutte contre le chômage et le développement de notre Métropole Rouennaise et de notre Région Normande.

L’élection présidentielle 2017 nous a réservé bien des surprises. Fort heureusement, les Français ont choisi M. Macron face à Mme le Pen, affirmant ainsi clairement leur souhait d’un pays ambitieux et ouvert sur la modernité et le monde, ancré dans l’Europe.

J’avais pour ma part soutenu la candidature de M. Juppé à la primaire de la Droite et du Centre, dont j’ai animé le comité à Rouen. La victoire de M. Macron crée une situation inédite. C’est lors des prochaines élections législatives des 11 et 18 juin 2017, que les Français vont déterminer précisément les orientations politiques qu’ils comptent donner au quinquennat qui débute.

Je suis de ceux qui souhaitent la réussite de la France dans les cinq années à venir. Il va de soi que cette réussite implique de mener une politique résolument différente de celle qu’a suivi M. Hollande, et d’envoyer à l’assemblée des députés qui feront le choix de la modernisation du pays tout en étant pleinement connectés aux réalités de leur circonscription. Il faut une assemblée nationale exigeante vis-à-vis du nouveau pouvoir, dans l’intérêt des citoyens.

Conseiller municipal de Rouen, ma ville natale, chef d’entreprise, investi par mon parti l’UDI, j’aurais souhaité être de ce combat. Mais la situation sur la 1ère circonscription de Seine-Maritime est particulièrement confuse. Les candidatures fleurissent, et cette dispersion risque fort d’amener à la reconduction de la députée socialiste sortante, Madame Fourneyron, qui incarne à Rouen comme au plan national cet immobilisme qui a fait tant de mal à notre pays.

Aussi, j’ai décidé de retirer ma candidature. Je ne veux pas ajouter à cette confusion. Les aspirations personnelles doivent laisser place à l’intérêt général.

Il est de mon devoir de continuer à me consacrer à ma Ville et à la Métropole. Depuis des années, Rouen souffre d’une gestion décevante. Les impôts n’ont jamais été aussi élevés. Les rares projets qui sont menés à bien le sont en dépit du bon sens (comme le Palais de la Métropole), et les attentes des habitants sont négligées. Nous ne faisons pas le nécessaire pour attirer sur notre territoire activités et emplois.

Il y a un travail important à mener pour rassembler tous ceux qui veulent réveiller Rouen. Ce travail doit démarrer dès à présent, et, comme conseiller municipal de l’opposition, je souhaite y prendre toute ma part.

Je lancerai dans les jours qui viennent une initiative pour rassembler les Rouennais désireux de proposer des solutions pour notre commune, et construire collectivement et sans tarder le projet que nous pourrons présenter aux habitants lors des prochaines élections municipales.

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Au travail maintenant !

Ce soir, nous sommes soulagés de voir que les Français ont choisi à 65 % de dire clairement non à Mme le Pen et à son projet délétère pour le pays. 
Le score du FN reste très élevé, c’est évidement un énorme regret mais aussi un ferme témoignage du travail qu’il reste à faire pour rassembler les Français et notamment ceux qui rencontrent les difficultés les plus importantes.

M. Macron a désormais une responsabilité historique. Il devra trouver les conditions pour que toutes les bonnes volontés puissent être mises au service de la France. 

En particulier, la priorité est l’emploi, car c’est le chômage qui mine notre pays. Mais c’est tout notre nation qui doit être modernisée, et l’Europe relancée. Il y aura des débats, et les législatives vont aider à les trancher. Il y aura aussi une expression sociale, mais elle ne devra pas bloquer les réformes qu’attendent les Français. L’intérêt de la France doit prévaloir ! Au travail !

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Fièvre électorale chez les ni-ni

J’ai la ferme impression que la campagne de l’entre deux tours a fait perdre à certains une part de leur rationalité. La lecture des réseaux sociaux interpelle et démontre que la gravité du moment n’est pas forcément perçue. 

Bien sûr, chacun est libre de son choix pour le 7 mai. Mais quand même, il y a visiblement une épidémie de fièvre électorale chez certains déçus qui n’ont pas vu leur champion se qualifier:- Mme le Pen a de vraies chances de l’emporter. Se contenter d’appeler à ne pas voter Mme Le Pen est une prise de risque irresponsable, surtout de la part d’élus de la République. Il faut évidemment mettre un bulletin pour M. Macron dans l’urne si on refuse le projet de régression et de fermeture et de hargne de Mme le Pen.

– Le projet de M. Macron n’est pas la continuité de la politique de M. Hollande. Prétendre cela relève d’une mauvaise foi qui n’honore pas le débat démocratique. Bien sûr, les programmes de M. Fillon et de M. Macron n’étaient pas identiques, et les partisans de M. Fillon peuvent exprimer des nuances mêmes fortes. Mais les propositions de M. Macron dépassent clairement les antagonismes qui traversaient le parti socialiste entre modernes et frondeurs et qui ont rendu si inefficaces la politique de M. Hollande.

– Une « cohabitation » entre une présidence de M. Macron et une assemblée LR ou melenchoniste n’est évidemment pas une perspective souhaitable. La France n’a pas le loisir de perdre 5 ans et il faut sortir des lignes de fracture stériles qui traversent notre pays. Je comprends la situation difficile des partis, finalement tous perdants du 1er tour, mais l’intérêt de la France doit passer devant l’intérêt des partis et des « familles politiques » qui sont de moins en moins claires dans leur positionnement et de plus en plus tournées vers la préservation de leur propre existence. Il est logique que chaque parti cherche à maximiser son nombre de députés pour peser dans l’action à venir, mais ceux qui n’appartiennent pas aux extrêmes doivent travailler dans un esprit de « rassemblement », et non de « cohabitation », synonyme de confrontation au détriment des Français. 

Les Français favorables à la réforme ont fait le choix de l’approche de M. Macron, plutôt que celle de M. Fillon. C’est l’enseignement du 1er tour. Mais les Français favorables à la réforme n’ont pas encore gagné l’élection. Ce sera l’enjeu du second tour. Cessons donc les caricatures et concentrons nous pour que cette élection présidentielle puis l’élection législative soient l’occasion de la vraie rénovation politique que les Français appellent incontestablement.

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Le 7 mai, choisissons M. Macron !

Nous arrivons enfin dans la dernière partie de cette difficile campagne présidentielle. M. Macron et Mme le Pen se sont qualifiés pour le second tour.

Il est évidement très décevant et préoccupant de voir le FN présent pour la seconde fois au second tour d’une élection présidentielle. Mais c’était prévisible. 

Il est aussi très marquant de noter la disparition du PS, qui ne fait que 6% des voix. À Rouen, c’est un désaveu cinglant pour la Députée sortante Mme Fourneyron, qui en a parrainé le candidat. 

Enfin, il faut saluer les nombreux militants sincères, de la droite et même certains du centre, qui auraient préféré voir M. Fillon figurer parmi les finalistes. Cela n’a pas été le choix des Français, et il faut sortir des caricatures inhérentes aux dernières semaines de la campagne à l’endroit du projet En Marche, soutenu par des milliers de personnes qui pour la plupart étaient nouvelles en politique.

Il nous faut maintenant tout faire pour que M. Macron l’emporte face à Mme le Pen, car les projets qu’ils portent sont antagonistes. Mme le Pen est tout le contraire de ce que doit être la France.

Et si M. Macron est élu, il sera de notre responsabilité de l’aider à réussir, dans un esprit de rassemblement et d’union nationale. Nous avons une occasion unique pour battre les extrêmes et offrir un avenir à notre pays. 

Les législatives sont là pour déterminer l’action des 5 ans à venir. Vous pouvez compter sur moi pour porter haut et fort sur la première circonscription les valeurs européennes, écologiques et libérales qui sont les nôtres.

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Et pourquoi ne pas diminuer le nombre d’adjoints à Rouen ?

adjointAu conseil municipal du 4 avril, j’ai présenté une motion pour réduire le nombre d’adjoints de la Ville, des compétences importantes ayant été transférées à la Métropole et des vice-présidents nommés à cet effet.

Si j’ai eu le soutien de l’opposition, on ne peut pas dire que la majorité ait fait preuvre d’une grande volonté.

Retrouvez ci-dessous le texte de mon intervention:

Depuis les lois de décentralisation de 1982 et surtout depuis la loi Chevènement de 1999, l’action communale se réforme, principalement au travers de transferts de compétences à l’Intercommunalité. Ce mouvement s’est encore accentué, particulièrement à Rouen, avec la création de la Métropole en 2015.

Le périmètre de l’action communale a donc profondément évolué, et l’ordre du jour de nos conseils municipaux en est le meilleur témoignage. Cela nous conduit aussi à aborder également plus souvent dans notre assemblée des sujets métropolitains, pour débattre de la position de la Ville à leur endroit.

En écho au débat sur le nombre de parlementaires, nos concitoyens sont particulièrement attentifs au juste dimensionnement de leur représentation démocratique. Ils réclament de l’efficacité, et de la sobriété. Le soupçon de la prébende injustifiée est tenace : il se développe l’idée d’élus trop nombreux, se partageant des postes plus honorifiques qu’utiles. Cela fait le lit des démagogues. Il nous faut donc être exemplaires sur ce sujet.

Il ne s’agit pas ici de fustiger la position de tel ou tel en particulier. Chacun d’entre nous a certainement à cœur d’investir pleinement son mandat, et se consacre résolument au bien commun, et cela n’a rien à voir et ne doit rien avoir à voir avec l’obtention de tel ou tel grade.

Simplement, remarquons que, depuis les transferts de compétences, les sujets municipaux sont moins nombreux. Nous avons d’ailleurs une administration métropolitaine qui comprend des vice-présidents dont certains sont issus de notre conseil pour faire face à ces missions transférées. Quand on fait le bilan des conseils municipaux de l’année 2016, on constate que certains adjoints ne sont intervenus qu’à l’occasion d’un ou deux conseils, que certains conseillers municipaux délégués ne sont pas saisis de dossiers signifiants. Cela n’exclut pas bien sûr qu’ils se soient investis par ailleurs, mais cela est un indice supplémentaire d’une organisation quelque peu pléthorique.

Nous demandons à nos concitoyens de nous aider à faire des économies. La majorité a été amenée à augmenter la pression fiscale. Nous voulons également être exigeants quant à l’organisation des personnels municipaux, au travers de transferts assumés et d’une stricte limitation des recrutements. Donc il nous faut donner l’exemple.

Aussi, le conseil municipal propose dans un premier temps, de diminuer d’au moins 2 le nombre d’adjoints et diviser de moitié le nombre de conseillers municipaux délégués.

La suppression des postes d’adjoints ne pouvant intervenir qu’en cas de vacance du poste, il conviendra pour l’application de la présente mesure que la majorité précise quelle organisation nouvelle elle entend adopter et que les élus concernés confirment par eux-mêmes leur retrait.

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Première étape vers un PLU intercommunal

FullSizeRenderUn conseil municipal extraordinaire s’est tenu à Rouen ce lundi 13 mars, pour débattre des orientations du Plan d’Aménagement et de Développement durable de la Métropole. 

Vous trouverez ci-dessous le détail de mon intervention: 

Nous débattons, au niveau de la Ville de Rouen, des orientations générales du Projet d’aménagement et de développement durable préparé par la Métropole de Rouen.

Le moment est important, car il conforte la compétence de la Métropole dans son rôle d’aménageur de notre territoire. L’inscription de cette compétence à l’échelle de notre Métropole n’est absolument pas anodine. Il est clair qu’envisager séparément l’aménagement des 71 communes de la Métropole, dont Rouen, commune centre, n’aurait plus eu beaucoup de sens. L’échelle des enjeux d’aménagement est celle de la Métropole, comme nous l’avions déjà rappelé au moment de l’adoption du Schéma de cohérence territorial (SCOT), débattu en 2015 au sein de ce conseil.

Mais ce n’est pas parce que l’échelle métropolitaine est pertinente que nous ne devons pas avoir en tête un certain nombre de limites dans l’exercice qui nous est demandé ce soir :

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Quel aménagement pour le parvis de la Gare ?

La Métropole poursuit un projet de réaménagement de la gare rive droite à Rouen, consistant à piétonniser le parvis, tout en y laissant un accès bus. Ce projet inquiète. Bien sûr, il sera certainement très agréable l’été venu de flâner en terrasse en attendant son train. Mais, la solution proposée paraît dangereuse tant pour le commerce que pour l’accessibilité de la gare.

Car, dans ce projet, il reviendrait aux axes latéraux de supporter l’ensemble du trafic, ce qui paraît matériellement impossible. D’autant qu’à l’Est, la rue verte ne permettrait de rejoindre la rue Jeanne d’Arc qu’au compte-goutte, en encore ce point n’est-il pas complétement certain. A l’Ouest, l’accès au parking de la Gare (et on ne peut décemment imaginer une gare sans parking) et au dépose-minute se ferait principalement par la rue du champ des oiseaux et la rue de la Rochefoucauld, gage d’embouteillages certains voire d’impossibilité pour le voyageur d’atteindre son train dans les temps. On peut légitimement s’interroger sur l’intérêt qu’il y aura à gagner quelques précieuses minutes sur le trajet Rouen-Paris au prix de travaux importants sur la ligne, si c’est pour les reperdre le matin en atteignant la gare. Quant aux taxis, ils ne sont absolument pas garantis de conserver un stationnement facilité aux abords immédiats de la Gare.

On aurait pu croire que le retard pris par la ligne T4 (si tant est qu’elle se fasse un jour rive droite) aurait conduit à ajuster le calendrier de l’aménagement du parvis. Il n’en est rien, la Métropole passe en force comme à son habitude.

On risque donc là encore : embouteillages, création d’un mur infranchissable pour les habitants de Mont-Saint-Aignan et des communes au Nord de Rouen… dépérissement des commerces du parvis et plus largement affaiblissement du commerce du centre-ville par manque d’accessibilité.

Il y a un vrai problème dans la manière dont la Métropole aborde la modification des circulations dans Rouen. L’objectif initial est louable : diminuer l’effet sur l’environnement (et notamment la pollution de l’air) et créer des espaces de vie agréables. Mais la méthode est déplorable. Les projets, décidés par la Présidence de la Métropole, ne sont pas véritablement discutés avec les élus et les riverains. Ils visent uniquement à bloquer la circulation automobile, pour forcer les automobilistes à prendre le bus. Ils ne sont pas réfléchis en termes d’accessibilité et de dynamisme du centre.

De nombreuses Métropoles en France ont réussi leur transformation urbaine tout en préservant le dynamisme de leur cœur. Mais pour cela, il faut une vraie stratégie d’attractivité et d’accessibilité, qui ne traite pas l’automobile en ennemi et qui ne créé pas volontairement des embouteillages ô combien plus néfastes en termes de pollution.

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